Il fut un temps pas si lointain ou la noirceur me débordait et où elle tâchait tout ce que je touchais. Je l’ai contenue et évidemment cela ne marchait pas beaucoup (elle n’aime pas être emprisonnée, pas plus que moi) alors, plus que ça, je l’ai acceptée - c’est-à-dire que quelque part je l’ai laissée partir, sans la contenir dans la notion de “moi” - et d’autres choses sont venues prendre sa place.
Aujourd’hui je l’esthétise et je la montre, je la dessine et je la chante. Elle ne me fait plus peur et cela me fait croire qu’elle était comme une enfant qui a juste besoin d’un peu d’amour pour arrêter de griffer les murs. Mais sous ça brille un soleil infini et une joie souriante et calme.

Les analyses, je ne les force pas, elles tombent du ciel - elles se posent sur moi quand je les laisse voler et que je suis assez calme pour ne pas les effrayer par le grondement de l’intellect.
C’est ainsi qu’il m’est apparu que c’était sans doute pour ça que j’attirais à moi l’exact opposé (l’univers ne connaissant que l’équilibre), soit de belles personnes qui parlent fort et qui rient beaucoup pour cacher l’infinie tristesse qui sommeille en eux.

Alors si je crée l’équilibre en moi je verrais l’équilibre chez les autres et je pourrais rire de bon cœur, et puis aussi parfois pleurer sans nous cacher ni moi ni l’autre. Et sans faire de nos émotions une partie de nous ou un trait de personnalité - je digresse mais ce que nous appelons la personnalité pour moi crie seulement “ego”.
Je trouve chacun assez beau pour pouvoir rester en soi-même l’éternelle possibilité, sans avoir besoin de rien fixer.

Laissez les gens partir.
J’ai enfin trouvé pourquoi il était si difficile de penser à la mort; moi qui n’ait pas peur de partir, j’ai peur de la souffrance que cela causerait à ceux qui m’aiment. C’est pourquoi je pense souvent à me rappeler ceci; je laisserais toujours partir ceux que je chéris, librement, avec sans doute quand même de la peine, mais jamais de désespoir.

Ne retenez personne. Ce n’est qu’un passage, tout n’est qu’un passage, et il n’y a rien à pleurer; au contraire, il y a à célébrer la fin du voyage sur cette Terre.
Rappelez-vous, vous aussi; vous êtes éternels.

Si tu ne peux aimer ton Soi, tu ne peux aimer quelqu’un d’autre. Bien des gens font l’erreur de chercher l’amour du Soi à travers l’amour d’un autre. Bien entendu, ils ne s’en aperçoivent pas. Ce n’est pas un effort conscient : cela se déroule dans le mental, au fond du mental, dans ce que vous appelez subconscient. Ils s’imaginent : “Il suffit que j’aime les autres pour qu’ils m’aiment. Alors, je serais digne d’être aimé, et je pourrai m’aimer.”

La situation inverse, c’est qu’un grand nombre de gens se détestent eux-même parce qu’ils ont l’impression que personne ne les aime. C’est une maladie - quand les gens sont vraiment “malades d’amour” - car, en vérité, d’autres les aiment vraiment, mais ça n’a aucune importance. Peu importe combien de gens leur témoignent leur amour, ça ne suffit pas.
D’abord, ils ne te croient pas. Ils pensent que tu essaies de les manipuler, d’obtenir quelque chose. (Comment peux-tu vouloir les aimer pour ce qu’ils sont vraiment ? Non. Il doit y avoir une erreur. Tu dois vouloir quelque chose ! Alors, qu’est-ce que tu veux ?)
Ils restent là, à essayer de s’imaginer comment il se peut que quelqu’un les aime vraiment. Donc, ils ne te croient pas et se lancent dans une campagne pour te le faire prouver. A toi de prouver que tu les aimes. Pour cela, ils peuvent te demander de commencer à modifier ton comportement.
Deuxièmement, s’ils en viennent enfin à pouvoir croire que tu les aimes, ils commencent tout de suite à se demander combien de temps ils pourront garder ton amour. Alors, afin de conserver ton amour, ils comment à modifier leur comportement.
Ainsi, deux personnes se perdent littéralement dans une relation. Elles entrent en relation en espérant se trouver, mais elles se perdent.
Cette perte du Soi dans une relation, c’est ce qui cause la plus grande part d’amertume au sein de telles associations. Deux personnes se lient dans un partenariat, en espérant que le tout soit plus grand que la somme des parties, mais elles découvrent qu’il est moindre. Elles se sentent moindres que lorsqu’elles étaient célibataires, moins compétentes, moins aptes, moins passionnantes, moins attirantes, moins joyeuses, moins contentes.

C’est parce qu’elles sont moindres. Elles ont abandonné la plus grande part d’elles-mêmes afin d’être (et de rester) en relation.
Les relations personnelles n’ont jamais été faites pour se dérouler ainsi, mais c’est ainsi que les vivent plus de gens que tu ne le crois.

Neale Donald Walsch, Conversations avec Dieu

Tu crées ta réalité avec tes pensées et tes mots

et

la mienne ne s’oppose à rien.

Je n’ai pas de but dans la vie. Pas de but de vie. Mais je me rend compte que, s’il me l’était permis, si l’on me demandais, je serais heureuse d’essayer de montrer la liberté à ceux qui la cherchent. Tout est vôtre. Tout est en vous. A travers chacun d’entre nous, l’univers qui rêve…

Nous avons sans doute peur de la mort seulement parce que nous craignons de faire du mal aux êtres aimés en partant. C’est une folle façon de vivre.

Laissez-les partir. C’est la plus belle preuve d’amour que vous pourrez leur faire.

J’écoute énormément de musique. Tant ce que je connais et aime que le reste, au hasard, à la recherche de trésors.

Les paroles des chansons d’amour ne sont pas aimantes. C’est incroyable à quel point elles sonnent faux. L’attachement, le besoin, le désespoir. Personne ne me fera croire qu’il s’agit d’amour. On ne peut vouloir une personne, s’y attacher et souhaiter la garder éternellement et y apposer le mot “amour”. “Je t’aime tant que je veux te faire mienne”. J’y comprends, “je t’aime si peu que je t’apprivoiserai et te garderais en cage, parce que ce que je vois dans tes yeux flatte mon ego et me donne une identité, et c’est si précieux, une identité.”

Si l’on me de demandait, je dirais peut-être, aimez librement. Aimez follement. Aimez à  en oublier, oubliez votre identité, vos problèmes, vos maux, votre jalousie, votre besoin d’être quelque chose et soyez - mais souvenez-vous de vous. Aimez-vous. Aimez l’homme, le monde, le divin; qu’importe, aimez. Vous êtes beaux, vous êtes merveilleux et chaque autre être vivant est si beau et si merveilleux, aussi.

L’amour, je le vois comme aimer tant un être, son âme magnifique et sa glorieuse liberté, à un point tel que l’on ferait tout pour les lui laisser intactes et sublimées. Reconnaître que l’autre est soi, que l’on est l’autre, qu’il n’y a pas d’autre. Il ne peut s’arrêter à une seule âme et alors c’est le monde, c’est chacun dans le monde et le monde ne fait plus qu’un.

Les chansons d’amour sonnent faux. Je n’en écoute pas. Je suis tombée sur certaines au hasard. Mais elles ne disent pas l’amour. Les odes aux oiseaux me semblent tellement plus belles.

What you resist, persits.

You create with your intent. In order for your intent to become your reality, the universe will place before you a situation where it can be created. Therefore if you feel the conditions are against you, they are acually as they are so that you can transform as you wished, in the best way possible.

A calm
then the roaring wall of the eye
as we sailed to the world
from an insular life
from the boughs that had sheltered us all of our lives
from the sun’s red blooming

With a shadow on every life
and we laid in the dark
through the thundering nights
and awoke to an ocean of shimmering white
where the hull scrapes on the silent ice
and the gulls on the frozen ropes

Oh lights on the floor
let the audience rise
let them file through the halls
still assured in their lives
until the sky shudders open
impossibly wide
and the room glows in the sudden light
and they are gone
they are gone for life

Il me faut mettre des images sur ses mots, car ils ravivent en moi tout ce que j’avais laissé de côté et qui m’attendait toujours. Leur beauté m’éblouissent chaque jour. Vous savez, ce sentiment d’avoir trouvé ce que vous cherchiez depuis toujours ? Alors je les fais miens, et dans leur sillage, la paix.

Je ne me force plus à rien, les obligations me paraissent plus que jamais insupportables. Je fuis quand on demande. Je donne en silence. Pardonnez-moi ? Trouvez votre paix. Si elle est déjà vôtre, vous comprendrez.

Nous sommes tous miroirs et l’on ne rencontre jamais que soi-même.
Cela me fait dire qu’il faut (plus que je ne le pensais) que j’apprenne à m’aimer, à m’accepter, à ressentir de la compassion envers moi-même, à m’encourager et à me pardonner.

Et alors je pourrais aimer chacun avec la même pureté, et une acceptation infinie.

J’ai besoin de m’exprimer et parfois d’être écoutée. Je ne me rappelle même pas de la dernière fois où j’ai effectivement pu le faire. Alors je le fais avec moi-même, ça ordonne les pensées.

J’ai dû fuir peut-être, m’éloigner certainement, et quand c’est toi qui le fais c’est tout à fait normal et je dois l’accepter, mais quand c’est moi, c’est une trahison. Tant pis. Je sais au moins que je prends l’entière responsabilité de ma douleur, devrait-elle revenir. J’aimerais que tu puisses le faire aussi. Pour toi. Je me fiche que tu penses ta douleur mon fait, ma faute, et je n’en aurais pas mal pour autant. Mais toi, si. Et je ne voudrais pas. Je pense à toi souvent et je t’envoie toujours tout l’amour que je peux donner. Tu ne l’as jamais vraiment senti, peu importe.

Tu as toujours entièrement refusé mon amour, je suis désolée que tu aies brisé tes rêves avec.
Mais personne ne nous fait renaître sinon nous-mêmes.